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Nous avons le plaisir de vous présenter un grand choix de masques africains, statuettes africaines, objets traditionnels ou contemporains en provenance d'Afrique de l'Ouest, destinés à la vente en ligne.

Cette collection a été constituée durant plusieurs années auprès d'artistes, de sculpteurs, d'antiquaires et de commerçants. Chaque pièce est soigneusement sélectionnée selon ses critères d’authenticité et d’esthétisme.

Le Mali y est fortement représenté, avec notamment les Bambaras, les Dogons, les Bozos, les Sénoufos, les Malinkés, les Sarakollés, les Diawaras, les Somonos, les Khassonkés.... mais aussi le Burkina Faso, la Côte d'Ivoire, la République Démocratique du Congo (ex Zaire), le Bénin et la Guinée..

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PLAN DU SITE / NAVIGATION INTERNE / TOUTES LES PAGES

    Statuaire dogon (Mali)

  - statuette dogon (1)
  - statue dogon (2)
  - statuette tellem dogon
  - personnage feminin dogon
  - statue féminine dogon (2)
  - personnage masculin dogon
  - statuettes en pierre dogon
  - tabouret et assise dogon
  - boîte en bois dogon
  - statuaire de maternité dogon
  - statuette en bronze dogon
  - boîtes en bronze dogon
  - cavalier en bronze dogon

    Statuaire bambara (Mali)

  - statues féminines bambara
  - statues féminines bambara (2)
  - statues féminines bambara (3)
  - statuettes masculines bambara
  - tabouret et assise bambara (1)
  - tabouret et assise bambara (2)
  - statuette en bronze bambara
  - maternité bambara
  - autre statuaire bambara

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Les Arts Premiers

Mais qu'est-ce qu'en est-il devant toutes ces dénominations depuis la fin des années 1960 ? Au bout de plus d'un siècle, une fois la décolonisation presque achevée, le respect à l'égard des peuples anciennement conquis et soumis par les puissances impérialistes en est venu à être officiellement reconnu. Entre-temps, le sens d'un mot comme "primitif" s'est chargé d'une connotation si péjorative que certains connaisseurs des "arts primitifs" ont pris conscience qu'il était nécessaire de le remplacer par un autre qualificatif.
En anglais, le terme "primitif" perdure dans l'usage courant. Mais, depuis les années 1950, il est de plus en plus question d'un art "tribal". En 1984, l'exposition qui a connu le plus grand succès au musée d'Art moderne de New York, préparée par William Rubin, était intitulée "Le primitivisme au XXe siècle. Affinités entre l'art tribal et l'art moderne". Le mot "tribal", précise William Rubin dans une note du catalogue, a été proposé pour éviter "primitif". Bien qu'insatisfaisant, il sert à distinguer un art apparu en tant que "corollaire du système tribal".
Vu le rayonnement de l'anglais dans le monde, l'usage de "tribal" est passé en français, mais sans manifestement s'imposer, à partir des années 1970. En témoignent les intitulés des expositions et des ventes publiques. En 1979, le musée Barbier-Mueller, à Genève, propose un exposition sous le titre "Universalité de l'art tribal".
En France, pour montrer clairement l'évolution du jugement occidental devant les peuples dits "primitifs", le collectionneur Jacques Kerchache propose, peu avant sa mort, de grouper désormais leurs productions sous l'appelation "arts premiers". Cette dénomination bénéficie aussitôt d'une grande faveur puisque, au cours d'un seul été 1997, sept exposition sont consacrées aux " arts premiers". Pour les titres de livres, la traduction "arts premiers" tend même à l'emporter maintenant en français quand la langue originale utilise au départ "primitifs" ou "ethniques".
Toutefois, l'adjectif "premier" pose des problèmes de compréhension. Il suggère une antériorité chronologique, le temps des premiers âges. Les objets concernés seraient à situer dans un passé lointain, au tout début des tentatives d'expression artistique par l'humanité. A l'idée d'un début fondateur, qui existait déjà dans "primitifs", il a le tort d'en ajouter une autre : celle d'un surpassement. Et laisse entendre que les arts dits maintenant "premiers" seraient, par leurs qualités et leurs mérites, à placer avant tous les autres.
Confrontés à ce changement de dénomination, pas plus les anthropologues ou ethologues que les historiens de l'art n'ont montré d'enthousiasme. Pour eux, "premiers" fait trop penser à une évolution par phases, au passage progressif d'un art de fabrication malhabile à un art dans lequel la perfection serait atteinte. Malencontreusement, il recoupe le terme "primitifs" quand celui-ci était utilisé en histoire de l'art pour désigner les artistes européens antérieurs à la Renaissance, pratiquant un art jugé encore grossier, ne respectant ni la perspective ni les proportions classiques.
Aux yeux de beaucoup de spécialistes, l'emploi du mot "art" est déjà ici, en lui-même, tout simplement un abus de langage. Il n'est pas possible de parler d'art pour caractériser les productions censées provenir de peuples sans écriture et qui ont longtemps vécu "à l'état de nature".
L'histoire de l'humanité est en effet divisible en deux époques : avant et après l'invention de l'écriture. La plus ancienne écriture est celle des Sumériens, dans la Mésopotamie des IVe et IIIe millénaires avant J.C. Mais certains peuples se sont contentés d'agencements matériels ou de signes pour se transmettre des messages, à partir de plumes, de graines, de cordelettes, d'entailles dans les écorces. Tel est, entre autres facteurs, ce qui leur a valu d'être appelés "primitifs" et d'être classés injustement au rang des sociétés "inférieures".

"Primitif", "sauvage" ou "premier" : apparemment, aucun de ces termes ne fait l'unanimité au XXIe siècle. La perspective d'un nouveau musée à Paris qui aurait été appelé musée des Arts premiers n'a pas prévalu. En désespoir de cause, l'ethnologue qui avait reçu mission d'en orienter les destinées scientifiques, Maurice Godelier, a préconisé de le baptiser musée des Arts et Civilisation. Pour éviter les polémiques, les autorités françaises ont préféré se bordner à signaler le site plutôt qu'à défininr ses fins. Elles ont décidé de le nommer simplement musée du Quai Branly.
Le chemin a été long pour que les peuples qualifiés de "sauvages" ou "primitifs" soient reconnus en Europe comme ayant, de même que les Occidentaux, des aptitudes artistiques. Le chemin a été long pour que soit enfin donné au poète Guillaume Appolinaire, qui osait prétendre en 1916, révolutionnairement, que les objets africains collectionnés par son ami Paul Guillaume n'étaient pas "moins précieux que les oeuvres de sculphture de l'Antiquité".

"Lart nègre : nous le regardons comme s'il trouvait sa raison d'être dans le plaisir qu'il nous donne. Les intentions du nègre qui le crée, les émotions du nègre qui le regarde, cela nous échappe. Parce qu'elles sont écrites dans le bois, nous prenons ses pensées pour des statues. Et nous trouvons du pittoresque là où un membre de la communauté noire voit le visage d'une culture." Chris Marker, commentaire au film d'Alain Resnais : Les statues meurent aussi, 1953.

LES OBJETS EXOTIQUES RAPPORTES EN EUROPE

Admettre que le continent africain n'était pas submergé par la barbarie, mais que les hommes y avaient produit une "civilisation", a été singulièrement tardif. Il a fallu attendre le XXe siècle. L'un des artisans majeurs de cette vision nouvelle de l'Afrique noire fut l'explorateur allemand Leo Frobenius. Cet aventurieur d'exception, colonialiste sans racisme et théoricien brouillon, ethnolographe et collectionneur, avait la passion du continent africain,où il mena douze expéditions de 1904 à 1935. Comme pour tout précurseur, ses réflexions et ses travaux ont fini par vieillir. Mais le poète et homme d'Etat sénégalais Léopold Sédar Senghor a dit quel "coup de tonnere" provoqua sur lui, dans les années 1930, la lecture de son Histoire de la civilisation africaine : "Nul mieux que Frobenius ne révéla l'Afrique au monde et les Africains à eux-même."
Malgrès tout, les explorateurs et les voyageurs n'ont cessé de rapporter en Europe, à partir de la Renaissance, des marchandises et des objets qu'ils avaient soit acquis, soit obtenus par pillage.
Les productions d'artisanat et d'art n'étaient pas tellement abondantes. Imbus de leur supériorité de Blancs, la plupart des navigateurs et aventuriers méprisaient la culture matérielle des peuples avec lesquels ils étaient en contact. Spontanément, leur goût ne les portait pas vers les ustensiles, les meubles, les ouvrages d'ornement ou de culte qui étaient d'un usage quotidien pour les "sauvages". De plus, acheminer intacts ce genre d'objets n'allait pas sans difficultés. Non seulement parce qu'ils étaient fragiles, réalisés dans des matéraux périssables comme le bois et les fibres végétales, mais parce que les voyages étaient trop longs et trop périlleux pour s'encombrer de ce qui n'était pas jugé de première nécessité.

Extraits de / Arts premiers : " L'évolution d'un regard " par Lionel Richard. Editions du chêne "l'aventure et l'art"

LES ARTS D'AFRIQUE

Si un homme du XIXe siècle avait regardé les objets exposés sur ce site, s'il s'était obstiné à regarder ces objets africains, il ne les aurait pas vus. Pas vus du tout. Ils n'auraient été pour lui que des bouts de bois, des fragments d'écorce hideux, grotesques, des rondins ridicules, des bûches pour une bonne flambée (et Dieu seul sait combien les premiers missionnaires en ont brûlé, de ces objets !). Notre homme aurait été semblable aux explorateurs en Afrique, du premier roman de Jules Vernes, Cinq semaines en ballon (1862), qui trébuchent avec dégout, dans un village, sur "des poteaux de bois qui avaient la prétention d'être sculptés". Au mieux, s'il avait éprouv un vague intérêt, il aurait pris ces objets pour des curiosités, des trophées coloniaux "pittoresques", mais indignes d'être montrés dans un livre d'art. Trop bizarres. Trop éloignés des canons esthétiques occidentaux. Etrangers à ce que l'on entendait alors par création, de Phidias à Monet. Tout juste bons à figurer dans ce que l'on appelait alors précisément les cabinets de curiosités, ou (comme aujourd'hui encore, au Muséum d'histoire naturelle de La Rochelle, qui possède pourtant des oeuvres exceptionnelles du Tchad) à cotoyer les anomalies offertes par la nature, comme ces foetus à deux têtes baignant dans du formol. Puis on a considéré, avec condescendance, que ces oeuvres pouvaient, à la rigueur, être rattachées au train de l'histoire de l'art, mais uniquement dans une remorque qualifiée d'éxotique, celle que l'on observe avec amusement, surprise, scepticisme. Une remorque ensuite nommée "art tribal" ou "primitif".
Mais ce n'est pas pour cette raison que Picasso, l'un des premiers collectionneurs d'oeuvres africaines, lança sa célèbre formule : "L'art nègre, connais pas !". Néanmoins, ce sont bien des artistes européens, Matisse, Vlaminck, qui au début du XXe siècle reçurent ces pièces comme une commation esthétique. "Un choc, une révélation", dira Picasso, "j'ai alors compris que c'était le sens même de la peinture". Du même coup, par un effet libérateur, l'art africain a infléchi la direction de l'histoire de l'art européen, en radicalisant des mutations il est vrai déjà amorcées, en aidant à échapper à l'illusion figurative.
Cependant, pour considérer l'art africain comme art majeur, pourquoi lui faudrait-il la bénédiction d'artistes européens ? Ne sont-ils pas, ces sculpteurs du Mali, du Gabon, des artistes à part entière, sans nul besoin de recevoir l'onction de Modigliani ? Leur art s'est développé, lui, sans influence extérieure, mais ces créateurs inspirés sont restés anonymes car aucun des amateurs européens ne croyait bon, jadis, de noter leur nom; eux-mêmes n'attachaient pas grand prix à le périnniser. Mais reconnaissons-le : c'est une chance de voir l'art africain, ici sur ce site ou dans une exposition. S'il est encore bien vivant dans la plupart des pays, s'il est loin d'être, comme on le croit parfois, en voie de disparition, toutefois, sur place, dans les villages, il demeure, comme ce fut d'ailleurs toujours le cas, un art invisible. Si l'on excepte naturellement l'architecture et ses décorations, aucun visiteur, déambulant dans les rues, ne verra une seule oeuvres montrées ici. Certaines, relevant de cultes privés, sans être secrètes, sont gardées au fond des maisons, dans la chambre du propriétaire, pour son usage personnel. D'autres n'interviennent que périodiquement, lors de cérémonies qui ont lieu quelquefois dans l'année : encore faut-il être présent au moment précis ! Plus encore, certaines effigies sacrées sont strictement interdites aux femmes africaines elles-mêmes qui, bien qu'habitant dans le village, ne les ont jamais vues. Appartenant à des confréries d'hommes, ces "objets" n'apparaissent que la nuit, lorsque toute la famille se terre dans la maison ou bien s'est déplacée dans un bourg voisin. Justement : sur place, ces oeuvres ne sont guère séparables de leur puissance magique. Aussi, est-il inutile de connaître leur rôle ? Beaucoup, en Europe, assurent que s'intéresser à leur fonction est superflu, seule compterait l'admiration. Affirmation judicieuse : on peut être "saisi" par une statue à clous des kongos sans rien savoir de son usage. Pourtant, dans la peinture européenne, qui songerait à voir dansle dernier repas du Christ une collation entre amis ? une homme cloué sur des planches n'est-il pas identifié "Christ en croix" et non pas "brigand supplicié"? Un tableau de famille avec âne n'est-il pas légendé "Fuite en Egypte"? En Afrique aussi, les oeuvres trouvent un sens par le rôle qu'elles jouent et elles ne sont pas impures parce qu'utilitaires - quoique la notion de fonction ait ses limites, puisqu'on ne s'assied jamais sur les sièges les plus sacrés, les boucliers décorés ne sont que d'apparat, et certains sifflets sont des talismans.

Extraits de / Les Arts d'Afrique: " Guide des arts " par Alain-Michel Boyer. Editions Hazan

L'art africain / Art nègre, art tribal, art primitif, art premier : on a donné beaucoup de noms à l'art du continent africain sans jamais parvenir à le définir. Il a tant de visages qu'on ne parviendra pas à le réduire à un seul mot. Derrière la variété des formes qui ont fasciné les artistes européens au début du XXe siècle, se cache une dimension religieuse et culturelle à découvrir.

Lexique

Abstrait : l'art abstrait renvoie à des oeuvres qui ne représentent rien de reconnaissable, rien du monde sensible. Ce courant artistique propre au XXe siècle en Europe, qui utilise la matière, la couleur, la ligne pour elle-même ou renvoie dans son décryptage à des thèmes métaphysiques, se retrouve à part entière dans l'art contemporain africain comme en témoignent de nombreuses oeuvres.

Akua ba : nom donné par les Ashantis du Ghana à une poupée de bois à tête plate symbolisant la fécondité.

Ancestralité : croyance qui donne aux ancêtres décédés une place privilégiée dans l'autre monde, où leur capacité d'intervention sur le monde vivants peut être sollicitée par leurs descendants.

Ancêtres : personne à l'origine d'une famille dont on descend. Le fondateur mythique de la tribu est censé être en même temps "premier homme" et héros civilisateur. La tribu est son oeuvre puisqu'elle descend de lui et a été civilisée par lui. Parfois, cette figure d'ancêtre se confond avec la divinité surpême. Dans la pratique rituelle, c'est pour les problèmes quotidiens qu'on s'adresse aux ancêtres. Ils sont considérés comme bons parce qu'ils protègent leurs descendants, et mauvais, parce qu'ils procurent des malheurs aux vivants, afin qu'ils se souviennent d'eux.

Animisme : croyance très ancienne et largement répandue en Afrique selon laquelle toute chose, vivante ou inerte, possède une âme.

Art d'aéroport : cette appelation qualifie l'art destiné aux touristes. Il relève de la contrefaçon avec copie, répétition et stéréotypes exploités. Son aspect répétitif montre que des artistes ont compris que la logique marchande est au coeur de la création plastique. Ces productions décoratives sont adaptées aux demandes et au goût des Européens, elles reflètent le souvenir, la caricature d'une Afrique rêvée, exotique. C'est finalement l'acheteur qui en définit les codes de représentation.

Art nègre : à l'origine, nègre vient du latin "niger" qui signifie noir. L'appellation "art nègre" est apparue lors de la colonisation pour qualifier l'art traditionnel. Il fut conservé par les artistes occidentaux qui découvrirent l'art africain. Aujourd'hui, cette notion est péjorative comme celle d'art primitif, avec l'idée que le primitivisme est opposé au monde occidental, sous-entendu au monde civilisé. Donc pour la qualifier, on préfère aujourd'hui l'appelation d'art premier ou traditionnel.

Artisanat : une distinction a été faite en Occident entre l'art, qui produit une oeuvre non destinée au marché et l'artisanat qui produit des marchandises artistiques. Avec le développement du marché de l'art et son emprise sur la création contemporaine, cette distinction mérite réflexion. Néanmoins, l'artisanat désigne les créations issues de coopératives de tisserands, de teinturiers, de fabricants de calebasses et de vannerie, de groupements de sculpteurs et de peintres reproduisant des oeuvres traditionnelles, le tout destiné à la vente.

Art populaire : il est opposé à l'art dit savant et académique. C'est la catégorie la plus répandue en Afrique. On y regroupe toutes les formes d'expression ayant remplacé, complété ou développé l'art populaire traditionnel. Les enseignes peintes, les sowers, la peinture naïve, les fresques murales, l'art funéraire.

Autel : support fixe ou amovible, en terre séchée, en pierre, en bois ou en métal sur lequel on a versé, dans un but propitiatoire, à tel dieu ou à tel esprit, des libations de lait, de bouillie ou d'alcool, ou encore sacrifié des victimes amimales, poulet, chien ou mouton.

Authenticité : idée apparue avec le développement expansif du marché de l'art africain. Toute oeuvre d'art acquiert le statut de marchandise dès qu'elle entre dans un système d'échange. Les institutions de l'art doivent alors donner des critères d'évaluation de l'oeuvre pour en déterminer la valeur. Ainsi, l'authenticité sera définine par la date de la création, l'histoire de l'objet, et sa rareté sur le marché.

Awa : association masculine qui détient les masques chez les Dogon du Mali.

Banco : technique de contruction commune à toute l'Afrique de l'ouest, consistant à empiler des briques de terre crue, séchées au soleil, et à les recouvrir d'un crépi mêlé de terre, de paille et d'huile de karité assurant leur étanchéité.

Bia : siège sacré, réceptacle de l'âme de son propriétaire décédé, objet de culte des ancêtres chez les Akan du Ghana ou de la Côte d'Ivoire.

Bleu lessive : petit pain de pigments chimiques d'un bleu intense, enveloppé traditionnellement dans de la tartalane, dont se servaient autrefois les lavandières en Europe pour blanchir le linge. Avec le tissu rouge, les miroirs ou les clous de tapissier en laiton, ces petits pains de bleu utilisés dans la traite étaient particulièrement appréciés des Africains et souvent utilisés pour peindre masques et statuettes.

Blolo bla, blolo bian : statuettes représentant, dans les croyances des Baoulé de Côte d'Ivoire, les "époux de l'au-delà", de blolo (au-delà) et bla (épouse), ou bian (époux).

Bois : matériau privilégié des sculpteurs africains : il peut s'agir d'un bois très tendre (fromager pour les masques planches du Burkina et tout les grands masques destinés à être portés), d'un bois dur (bombax, ricinodendron) ou plus rarement d'un bois de fer (ébénacées). Le bois blanc, jaune ou rouge, travaillé sec, est rarement laissé naturel : on apprécie une belle patine sombre obtenue à partir de pigments et de sucs végétaux.

Bronze : alliage de cuivre et d'étain.

Calebasse : fruit de la famille des cucurbitacées cultivé en Afrique depuis l'époque néolithique, pour servir de récipient (bol, cuvette, bouteille ou cuillère), qui reçoit souvent une fine décoration gravée ou pyrogravée.

Caste : catégorie socio-professionnelle d'Afrique de l'ouest à laquelle appartiennent griots, chasseurs ou forgerons, plus ou moins déconsidérée et subissant certains interdits.

Cauris : coquillages provenant de la côte de l'océan Indien, répandus très tôt sous forme de monnaies dans toute l'Afrique de l'ouest.

Céramique : art qui concerne les terres cuites. La pratique de la céramique est souvent associée au passé car c'est l'art des civilisations éteintes. Aussi, ces objets et ces sculptures réapparaissent lors de fouilles archéologiques. Pourtant, ce type de statuaire demeure encore liée à des rituels aujourd'hui. Les pièces les plus anciennes proviennent de sites néolithiques au Mali et au Niger et datent des IIIe et IIe millénaires avant notre ère.

Chefferie : structure politique regroupant sur un territoire défini un ensemble de gens d'origines et de langues diverses, comme les chefferies du Grassland camerounais, dirigées par une fon ou mfo dont l'autorité est contrebalancée par celle d'un conseil de notables.

Cimier : sculpture prolongeant un masque ou planche fixée sur une calotte, jouant le même rôle qu'un masque.

Classe d'âge : ensemble des jeunes d'une même génération progressant graduellement dans la société et dont le prestige s'accroît avec l'âge.

Collection : les objets africains, beaucoup plus rares que les objets d'Amérique latine dans les collections anciennes de curiosité, commencent à être connus en Europe autour de 1900 grâce aux conquêtes coloniales, aux expositions universelles et à des publications périodiques.

Copie : la copie fait partie de l'enseignement initiatique du forgeron ou sculpteur traditionnel. Dans l'idée de copie, il y a celle de la perpétuation d'un modèle. Ce n'est pas une copie à l'identique. Par contre, la copie d'une oeuvre destinée à la vente est là pour répondre au désir de l'acheteur, généralement un occidental.

Deble : nom principalement donné aux grandes statues surmontant un pilon qui interviennent dans l'enclos sacré du Poro des Sénoufo de Côte d'Ivoire.

Divination : opération par laquelle, à partir d'un matériel varié, un devin spécialisé cherche à obtenir des signes et les interprète. L'intervention d'un animal est parfois sollicitée, comme celle du chacal chez les Dogon ou la souris chez les Baoulé, dont les traces bouleversant un ordre préétabli seront décryptées pour connaître l'avenir.

Dot : compensation matrimoniale donnée à la famille donneuse d'épouse.

Dya : ensemble de poids à peser l'or en laiton fondu à cire perdue, autrefois conservé comme un trésor par les familles Akan de Côte d'Ivoire et du Ghana.

Ethnie : groupement humain caractérisé par des traits culturels communs. Mot préféré à "tribu".

Fauteur de troubles : personnage mythologique qui incarne l'individualité et le libre arbitre en dérangeant l'ordre établi : le chacal des dogon, Legba au Bénin, Eshu au Nigéria appartiennent à cette catégorie.

Fétiche : Mot d'origine portugaise "feitiçao", qui signifie "charme de magie". On l'a utilisé pour décrire les objets de provenance africaine auxquels on attribuait une dimension religieuse non chrétienne.

Forgeron : maître du feu, sachant forger le fer ou fondre l'or ou les alliages cuivreux. Appartenant à une caste déconsidérée dans toute l'Afrique de l'ouest, il est, pour les mêmes raisons magico-religieuses, situé au faîte de la hiérarchie sociale dans les civilisations congolaises qui ont connu le règne des "rois-forgerons".

Funéraire : la sculpture populaire est souvent liée au culte funéraire. Elle permet de fixer les esprits errants. Dans l'ancien royaume du Congo, déjà christianisé par les portugais, on trouve dans les cimetières des figures agenouillées ou assises, rappelant le défunt.

Galerie d'art : les galeries privées consacrées à l'art contemporain sont très peu nombreuses et on les trouve plutôt en Afrique de L'Est. Le Nigéria, avec l'Afrique du Sud et la Côte d'Ivoire, font exception car ils ont su créer un marché local. Les lieux d'exposition et de promotion sont donc des galeries nationales, des espaces dans les musées et dans les centres culturels étrangers.

Gelede : culte masqué diurne et nocturne destiné à apaiser les "mères" dont on redoute les pouvoirs de sorcellerie chez les Yorubas du Nigéria et du Bénin.

Griot : chanteur ou instrumentiste casté en Afrique de l'ouest, censé dans la culture malinké déténir les généalogies et les hauts faits des grandes familles qui ont fait l'histoire de l'ancien empire du Mandingue.

Hernie ombilicale : l'ombilic saillant souvent représenté dans le statuaire africain est considéré comme un signe de beauté, au même titre que le cou annelé.

Ifa : dieu de la divination chez les Yorubas du Nigéria et les Fon du Bénin. La divination se pratique avec seize noix de palmes, un plateau circulaire ou quadrangulaire, et une sorte de cloche destinée à frapper le rebord du plateau pour attirer l'attention du dieu.

Indigo : couleur bleue tinctoriale issue des feuilles d'une plante, l'indigofera, obtenue par l'action oxydante de l'air. Elle est utilisée couramment en Afrique pour teindre les tissus.

Initiation : étape de la vie humaine marquée par des épreuves et un enseignement qui peut se poursuivre tout au long de l'existence selon un cycle préétabli. Le passage de l'enfance à l'état adulte est marqué par la circoncision pour les garçons, et dans certaines régions, par l'excision pour les filles.

Kanaga : masque dogon bidimensionnel en bois polychrome surmonté d'un cimier en forme de croix de Lorraine symbolisant "l'esprit de l'Homme".

Kente : pagne traditionnel de coton ou de soie composé de bandes verticales cousues ensemble, dont les motifs géométriques renvoient aux blasons des grandes familles Akan.

Kola : fruit du kolatier au goût amer et tonique, très apprécié des Africains. Les noix de kola sont aussi utilisées comme offrandes de bienvenue ou de sacrifice. Machées et recrachées, elles servent également pour la patine de sculpture en bois.

Kora : cordophone ou luth africaine au son cristallin propore à la culture malinké (Sénégal, Mali, Sierra Leonne), fait d'une calebasse hémisphérique tendue d'une peau et d'un long manche auquel sont fixées 21 cordes.

Labret : ornement féminin constitué d'une pièce cylindrique ou discoïde en pierre ou en ivoire, insérée dans la lèvre infèrieure ou supérieure préalablement percée, produisant une déformation considérée comme un embellissement du corps.

Laiton : connu sous le nom de bronze, il a été utilisé entre autres dans les cultures Nok et Ifé du Bénin. Il est travaillé suivant la technique de la fonte à cire perdue. L'artiste modèle l'oeuvre en cire, la recouvre d'argile refractaire à la chaleur puis la cire fond et l'argile se durcit lors de la cuisson. Le métal coulé dans l'espace laissé par la cire et lorsque le métal est refroidi, le moule est cassé. Cette technique utilisée pour la création de bijoux, des cloches de dignitaires, des plaques décoratives ornant les habitations et représentant rois, chefs, notables, musiciens, serviteurs de la cour. Ce métal, ressenti comme chargé d'une force bienfaisante, capable d'éloigner le mal, est utilisé pour la fabrication de gris-gris, amulettes, bijoux, pendentifs ou figures à valeur de talisman, destinées à susciter la bienveillance des esprits de la nature ou des ancêtres.

Lignage : famille dont les membres se reconnaissent un ancêtre fondateur commun. Il est deux types de lignages, selon que la lignée se définit par les hommes ou par les femmes. Patrilénéaire ou matrilénéaire. Dans ce dernier cas, largement répandu en Afrique noire, richesse et pouvoir se transmettent par les femmes, et l'oncle maternel peut avoir plus d'importance que le père.

Magie : pour les africains, elle a trois fonctions : divination, protection et thérapie. Le bois, la terre, la résine ou le verre sont les constituants des statuettes, des reliquaires et des fétiches qui évoquent cette magie. On distingue trois types de magie. Par anticipation (on cherche à prevenir ou à éviter), par l'utilisation de potions et autres remèdes pour favoriser le destin ou les sentiments, contamination ou avec des substances d'une personne on appelle les mauvais esprits. La magie s'exerce souvent par le truchement d'objets "fétiches", réservoirs de forces défensives ou agressives.

Masque : ensemble complexe qui comprend à la fois le visage, cimier ou heaume de bois, le costume du personnage, les accessoires tenus en main, les parures, la danse dont les pas accompagnent la musique, et l'esprit que le tout est censé incarner. Ils masquent au propre et au figuré celui qui les porte afin de l'aider à personnifier une force, un esprit ou un dieu. Ils sont associés au savoir et au pouvoir et sont entourés du mystère qui touche au sacré. Taillés en secret, ils ont un pouvoir magique et peuvent décider de la guerre et de la paix, de la vie ou de la mort des hommes. Plus un masque remplit sa fonction, plus il est vénéré. A part le masque autels qui ne sont pas portés, le masque est toujours associé à un costume, une musique, une danse.

Médecine : souvent liée à la divination, elle utilise à la fois la pharmacopée et des pratiques de magie blanche visant à conjurer, par des imprécations ou des sacrifices, les maux dont souffre un patient que l'on croit victime d'un sorcier vivant ou d'un esprit malfaisant de l'au-delà. Dans les régions congolaises, il ne faut pas confondre nganga, devin-guérisseur ayant pignon sur rue, avec le ndoki ou sorcier, qui agit toujours clandestinement et négativement.

Métal : deux personnes s'occupent des métaux dans la réalisation artistique. Le fondeur, spécialiste des métaux cuivreux, et le forgeron qui travaille plutôt le fer. Il y a un art métallique spécifique des armes utilisant le fer, car il est plus malléable et résistant. Du cuivre naissent les objets qu'on utilise dans les cérémonies religieuses. Cloche, récipient, hache.

Mythe : parole poétique et fondatrice, référence précieuse d'une culture, d'une croyance ou d'une religion. Les mythes sont souvent rapportés, en Afrique de l'ouest, par les griots, à la fois archivistes, musiciens et poètes.

Nok : culture récemment découverte au Nigéria par l'archéologie, considérée comme une des plus anciennes d'Afrique de l'ouest. Elle associe de très beaux fragments de statues en terre cuite, des perles de quartz, et des preuves de la maîtrise de la sidérurgie.

Nommo : génie hermaphrodite de la mythologie Dogon à l'origine de l'humanité.

Oba : titre du souverain du royaume de Bénin (Nigéria). En Yoruba, il s'agit du mot générique signifiant "roi".

Objet : la plupart des objets utilitaires ont un élément décoratif destiné à les enjoliver, mais aussi à donner une signification, à marquer l'appartenance, leur fonction et leur importance. Les instruments de musique, bâton de dignitaire, proue de pirogue, mobilier, cuillère, porteuse de cruche, appui-tête, poulies de métiers à tisser, loqueteau, chasse-mouche, peigne...

Oni : titre du souverain de la ville d'Ifé (Nigéria), descendant du premier roi mythique Oduduwa à l'origine des hommes.

Orisha : nom générique des divinités Yoruba dont le culte s'est transmis aux Antilles et au Brésil (vaudou et kondomble).

Outils : pour le sculpteur, les outils traditionnels sont principalement la hache, le couteau et l'herminette ; pour le forgeron, les pinces, la masse, l'enclume et le soufflet de forge.

Patine : sorte de poli que le temps, l'usage et la dévotion donnent aux surfaces lisses : cette patine peut être lisse et brillante, grasse et huileuse, ou encore croûteuse, recouverte de résidus sacrificiels.

Perles : perles en terres, en bois, en ivoire, en verre coloré. Perles d'aigris, dont les plus anciennes viennent d'Orient ou d'Egypte, et dont la majeure partie, de fabrication vénitienne, a été abondamment introduite dans toute l'Afrique par les Européens des la fin du XVe siècle.

Picasso : Pablo Picasso s'est beaucoup intéressé à l'art africain. Ce dernier l'a aidé, entre autre, à résoudre le problème de l'intégration de l'objet dans l'espace de la toile et de la représentation de la figure humaine. Il poursuivra avec d'autres artistes une nouvelle voie où figuration et abstraction se mêlent.

Pigments : pigments d'origine végétale (charbon de bois) et minérale (kaolin, ocre rouge, ocre jaune) utilisés traditionnellement pour peindre les objets. Plus tard, introduction par les Européens de couleurs industrielles, comme le bleu lessive ou les peintures à l'huile.

Poro : société d'initiation répandue dans toute l'Afrique de l'ouest, mais particulièrement bien étudié chez les Sénoufo du nord de la Côte d'Ivoire.

Poulie de métier à tisser : bobine avec son support en forme d'étrier en bois sculpté utilisée par le tisserand pour retenir les lisses de son métier.

Raphia : genre de palmier dont les fibres sont employées comme liens pour faire des objets relevant du tissage ou de la vannerie. Les plus beaux tissus de raphia sont ceux des Kuba du Zaïre qui ont développé une technique particulière de broderie du fil de raphia coupé ras qui produit un effet semblable à celui du velours.

Sandé : société intitiatique féminine des Mendé de Sierra Leone dont les masques-cloches en bois sculpté sont portés exclusivement par les femmes.

Scarification : tatouages en creux ou en relief pratiqués sur la peau.

Sculpteur : à moins que ce soit l'affaire de vocation comme chez les Baoulé de Côte d'Ivoire ou les populations d'Afrique centrale, il est le plus souvent casté dans les savanes soudanaises, craint, voire déconsidéré comme son collègue forgeron, qui fabrique les outils de fer, pratique aussi volontiers la sculpture sur bois. Leurs épouses respectives sont souvent potières.

Sculpture : c'est la forme la plus accessible de l'art africain, et les expressions esthétiques les plus connues en sont les objets sculptés, les masques et les statues. La sculpture sur bois domine ; les essences choisies sont souvent pour les masques des bois tendres et légers faciles à travailler et à porter. Par contre, pour le statuaire, on préfère des bois denses à grain fin. La terre cuite, la pierre correspondent à des périodes particulières comme dans les cultures Nok ou Ifé. Les métaux sont très souvent utilisés dans les chefferies et les royaumes.

Shango : divinité majeure du panthéon yoruba qui maîtrise la foudre et le tonnere. Son symbole est une double hache.

Silure : poisson-chat d'eau douce symbolisant la fécondité, récurrent sur les portes de cases des baoulé, les poids à peser l'or Akan...

Sirige : chez les dogon du Mali, masque surmonté d'une très haute lame de bois ajourée qui figure l'empilement des mondes et le serpent, premier ancêtre à mourir.

Symbolique : la symbolique est très forte dans l'art africain, elle est liée au culte, au rite et à la magie ; la vie de l'homme africain est liée à la spiritualité et à l'idée que toute chose peut être "habitée". Ainsi pour contrer le mal et provoquer le bien, toute une symbolique est mise en place dans laquelle on trouve les démons, les objets magiques, les figurines et les amulettes.

Tellem : Nom donné au peuple qui, avant le XVe siècle, a précédé les Dogon dans les falaises de Bandiagara du Mali.

Termite : insecte (isoptéra) prédateur du bois qui vit en colonie dans la termitière sous l'autorité d'une reine et d'un roi.

Tisserand : artisan casté en Afrique de l'ouest réalisant à l'aide d'un métier vertical ou horizontal des tissus de raphia ou de coton.

Traite : trafic des métaux précieux, de l'ivoire, des épices, mais aussi du "bois d'ébène (esclaves).

Tribu : groupement d'un nombre plus ou moins important de familles appartenant à la même peuplade.

tyi Wara : nom voulant dire "champion des cultures" donné à une société initiatique des Bambara (ou Bamana) du Mali, liée aux techniques agricoles et à la fertilité de la terre. Masque composé d'un cimier en vannerie surmonté d'une figure en bois représentant une antilope stylisée.

Yoruba : malgrès la diversité de leurs activités et de leurs modes de vie, les royaumes Yoruba sont unifiés par une langue, une culture et une origine communes. Oduduwa, leur ancêtre, fils du dieu suprême, a conquis le territoire au XIe siècle et l'a organisé en plusieurs cités : Ifé, ville sacrée considérée par les Yoruba comme le berceau de leur civilisation, et siège de l'oni, chef religieux.

Zoomorphe : qui figure un animal. Les animaux sont souvent liés à des récits mytiques dans lesquels ils jouent un rôle symbolique précis. Les masques zoomorphes sont généralement totémiques ; ils représentent l'animal qui, selon le mythe, a dans les temps lointains, apporté une aide providentielle à l'ancêtre fondateur du clan. Le cauri est symbole de prospérité et de fécondité pour sa ressemblance avec le sexe féminin. Le serpent évoque le sexe de l'homme et l'eau à cause de l'immortalité et de la longévité. Le caméléon est le symbole de la sagesse car il sait s'adapter aux circonstances. Le crocodile symbolise la force et la puissance chez les Akan. L'antilope est liée à cause de ses cornes à la fécondité chez les Bamana. La panthère se retrouve dans les emblèmes de chefferies (Baoulé, Bamoun, Bamiléké). L'oiseau et surtout le calao est associé au sexe de l'homme et est très présent dans les rites liés à la circonsision.

Peaux de chèvres pour djembés
Peau de chevre rasée pour djembe