Siège monoxyle à quatre pieds
Les Sénoufos possèdent quatre types principaux de sièges. La préstigieuse chaise en deux parties yatenzalaga, la chaise faire de parties assemblées, suivant un modèle malinké, lui-même inspiré de chaises d'Afrique du Nord copiées sur des modèles européens, et les tabourets d'usage usuel, dont il existe deux types nommés indistinctement kolo : un petit siège rond aux pieds plus larges à la base qu'en haut et un tabouret tabouret plus grand, dont le plateau incurvé a une forme plus ou moins ovale, posé sur deux pieds de forme conique, que l'on a parfois comparés avec audace à des seins féminins, sans aucune preuve. Les deux sortes sont taillées dans des bois lourds, prenant une patine foncée quand ils ont un usage limité à la maison, au village, et claire, voir délavée, quand les femmes s'en servent pour aller laver le linge sur leur plateau, dans la rivière, où leur poids les empêche d'être entraînés par le courant.
L'ethnologue précise que ces tabourets sont utilisés par tous les membres d'une communauté, qu'ils sont d'usage domestique et sans signification rituelle ou religieuse.
On peut se demander si les propagateurs du culte massa, qui causa tant de ravages vers 1950 chez les sénoufo, obligeant ceux-ci à se convertir à une religion suncrétique inventée par un prophète et à se débarasser de leurs objets de culte ancestraux, exigèrent aussi la destruction de meubles traditionnels, dépourvus de connotation culturelle.