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Tabouret ou assise bozo

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Dans les villages, après la sieste, en fin d'après-midi, les hommes se dirigent vers la cour d'une maison amie en portant chacun sous le bras son siège, pour passer la soirée à converser en buvant du vin de palme. Quant aux femmes, elles possèdent toutes, elles aussi, leur propre tabouret, qui demeure le plus souvent dans l'espace réservé à la cuisine, mais qu'elles transportent parfois sous un manguier ou un baobab, pour converser. Ce sont donc moins des pièces de mobilier que des accessoires familiers et, par leur forme, leur fonction, les révélateurs d'une culture, l'insigne d'un individu, dont ils conserveront même le souvenir après sa mort. Personne ne commettrait le crime de lèse-majesté en s'asseyant sur un siège qui appartient à une vieille personne ! Du coup, s'asseoir dépend d'une hiérarchie : lors d'une assemblée, c'est l'âge, le statut social qui déterminent où l'on peut s'installer. Adolescents et hommes de condition modeste prennent place à même le sol, ou sur des tapis, des rondins, ou restent debout, alors que les tabourets sont réservés à ceux qui détiennent un prestige, un pouvoir, le siège rehaussant la condition de son propriétaire. Sa possession peut même marquer un changement de statut. S'asseoir, en Afrique, est un privilège : un visiteur ami se verra toujours offrir la meilleure place, au premier rang, à côté du chef ou du maître de maison.

Les peuples bamana et bozo vivent dans le centre du Mali et font partie d'une vaste aire culturelle appelée Mandé. Les groupes bamana installés le long du fleuve, entre Bamako et Djenné, vivent en symbiose avec les pêcheurs bozo et partagent avec eux la tradition théâtrale des Sogo "animaux". Les bozo sont des pêcheurs intallés le long des fleuves Niger et Sénégal, de Kayes jusquà Mopti. L'activité principale des Bozo est la pêche, mais ils pratiquent aussi un peu d'agriculture. Les Bamana les appellent Jutigi ce qui signigie "Maîtres de l'eau".
Les pêcheurs Bozo, nés des "premières jumelles" vouent un culte à Faro, le génie de l'eau. Il sacrifia le bélier mythique Saga, figure expiatoire qui favorise la pêche, en réparation des fautes de l'antique Mère-Terre qui troubla l'ordre cosmique en s'accouplant au serpent. Par cette immolation, Faro, maître du verbe, réorganisa l'univers sur le principe de la gémellité.

Les masques et marionnettes traditionnel bozo se caractérisent par leur diversité formelle et par leur richesse iconographique. Dans la mesure où les spectacles mettent en scène des petites marionnettes à gaine, articulées ou non, des marionnettes habitables de grande taille, des marionnettes castelets articulées et des masques, il serait plus juste de parler d'objets théatraux que de marionnettes.
Le répertoire des masques et des marionnettes est très large. Il comprend des animaux, des personnages et des esprits, aussi bien issus de mythes que des contes. Le théâtre de masques et de marionnettes dresse en outre un tableau complet de la vie quotidienne : tous les types sociaux y sont représentés et la vie villageoise y est toujours dépeinte avec humour.
L'art des masques et des marionnettes s'inscrit dans le contexte de grandes fêtes pluridisciplinaires mettant en scène musiques, chants, danses, acrobaties, mascarades et théâtre de marionnettes. Ces manifestations sont appelées Sogo bo, Do bo ou Céko, ou Nyènajè d'une façon plus générale.